





Adolphe La Lyre, surnommé à juste titre le "peintre des sirènes", se plaisait à mettre en scène ses naïades, beautés laiteuses et sensuelles sur les rivages rocheux d'une Grèce antique animée de putti et d'animaux marins, ou comme ici, ce grand nu au visage enigmatique.
La Lyre peignait avec fougue et passion, ce qui donne à ses uvres de haute qualité une séduisante nervosité.
La Lyre (de son vrai nom Lalire, symbole même du goût de l'époque pour l'extravagance et le baroque) était l'un des maîtres incontestés et incontournables du Salon des Artistes Français. Il y a exposé chaque année, de 1876 à 1929; sociétaire en 1880, et était présenté Hors Concours. Son atelier se trouvait à Courbevoie, au 297 du boulevard St-Denis.
Ce tableau est parfaitement représentatif de la peinture et du goût de la Belle Epoque. Egalement critique d'art, La Lyre a écrit, notamment, un ouvrage: le nu féminin à travers les ages.
Adolphe LA LYRE: né à Rouvres dans la Meuse en 1850, mort à Paris en 1935. Ecole française. Elève de l'Ecole des Beaux-Arts, où il fut reçu premier en 1875, il débuta au Salon de Paris en 1876 et fut sociétaire des Artistes Français en 1880, il obtint deux médailles aux Expositions universelles de 1889 et 1900. Il expose d'abord au Salon des compositions religieuses (Sainte Cécile, maintenant au musée de Chartres; Sainte Geneviève et Sainte Clotilde à Montauban) inspirées de son apprentissage chez PUVIS de CHAVANNES. Il reçut plus tard l'enseignement de HENNER, le "Corrège du XIXe siècle", ce qui aida La LYRE à préciser son idéal féminin. Il devint alors le peintre de la femme fatale, beauté laiteuse et rousse, mise à la mode à l'époque.
Dimensions:106 x 197 cm. + cadre (soit 120 x 209 cm).
47 x 82 in. frame included

Chartres, Montauban.

- Bénézit, "Dictionnaire des peintres", Gründ, 1999, tome 8, p190.
- Gérald Schurr, "Les petits maîtres de la peinture", les éditions de l'amateur, 1989, tome 3, p. 115.
- Cité dans de nombreux ouvrages traitant de la peinture de la fin du XIXe.
